100 ans déjà!

Un siècle. Il y a un siècle, les cloches retentissaient dans les rues, les citoyens brandissaient le drapeau tricolore, les mères serraient leurs enfants dans leurs bras, les rues s’animaient d’une euphorie commune. Les soldats chantaient la Marseillaise à pleins poumons, des effusions avaient lieu dans les tranchées, la joie de retrouver leur famille et leur vie se manifestait sur leur visage. Les premiers sourires apparaissaient après quatre longues années de combats sanglants. Un soulagement envahissait le monde entier.

L’armistice venait d’être signée.

Mais ce fut une année bien difficile, une longue guerre pour la paix. En effet, 1918 fut parsemée d’événements ayant finalement mené à ce dénouement.

Dès le premier mois de cette année, une initiative est prise par le président des États-Unis Woodrow Wilson, proposant un programme de paix visant à mettre fin à la Grande Guerre et à reconstruire l’Europe. Ce discours très idéaliste, prononcé le 8 janvier face au Congrès des États-Unis, propose une nouvelle égalité (autant politique, territoriale que commerciale) entre les pays et les colonies.

En Russie, les soldats souhaitent la fin de la guerre depuis longtemps déjà. L’Allemagne, qui repousse les frontières à l’Ouest du pays, occupe de nombreuses villes où elle fait des dizaines de milliers de prisonniers et menace de continuer jusqu’à la signature d’un traité de paix. Lénine et Trotski, les dirigeants Bolcheviques, se voient contraints à signer tout ce que l’on exigeait d’eux; c’est ainsi que le traité de Brest-Litovsk fut signé le 3 mars, mettant officiellement fin à la guerre en Russie.

Le 6 avril, les États-Unis déclarent officiellement être en guerre contre l’Allemagne. Avant qu’ils n’aient pu déployer leurs forces aux côtés des Alliés, le pays ennemi décide de tenter une ultime offensive, le 21 mai, sur le front Ouest. Le but est de percer les lignes adverses, et de pousser les français à demander la fin de la guerre. Cependant cette attaque, nommée Offensive du Printemps, prend fin le 18 juillet à cause d’un sérieux manque d’organisation des troupes allemandes.

8 jours avant l’armistice franco-allemande, c’est-à-dire le 3 novembre, l’Italie décide de signer un armistice qui marque la fin des hostilités entre l’empire Austro-Hongrois et les Alliés. Il met fin aux combats sur le front Italien. Ainsi, le seul pays qui reste encore en guerre face aux Alliés est l’Allemagne.

Dès le 8 août, les Alliés tentent une dernière offensive afin de repousser l’Allemagne sur le front Ouest. Elle durera presque cent jours, d’où son nom. Le Corps Canadien conduit l’offensive, menant une série de batailles victorieuses. En aidant les Alliés, il perd plus de 45.000 hommes, ce qui représente plus de la moitié de ses effectifs. Dès le mois d’octobre, les forces allemandes, se trouvent repoussées et sérieusement affaiblies. C’est ainsi que, le 11 novembre 1918 à 11h, s’achève la Grande Guerre, la plus terrible connue jusqu’à présent, qui aura fait plus de 19 millions de morts.

La fin de cette guerre n’est pas la seule note positive marquant cette année éprouvante; en effet, le retour de la paix a permis à de nombreuses colonies de se diriger vers leur indépendance (comme l’Islande par exemple). De plus, le traité a permis la création du royaume des Serbes, Croates et Slovènes, appelé plus tard Yougoslavie (le 29 novembre/1er décembre).

L’Alsace-Lorraine est restituée à la France le 9 décembre, grâce à l’Armistice signé le mois précédent.

Mais pourtant, cette paix n’a pas duré très longtemps; en effet, une nouvelle guerre mondiale éclatait 17 ans plus tard -ce qui n’est pas un délai très long à l’échelle de l’Histoire…

Huberson Amandine et Douezy Jehanne, 2nde7