EDITION 2018 DU PRIX BAYEUX

Témoignage d’une journaliste : «  Il y a de très belles choses même dans l’horreur …»

Le prix Bayeux est un prix décerné chaque année à un correspondant de guerre, un journaliste parti sur le terrain auprès des soldats et des populations locales. Cette année, le prix fête ses 25 ans d’existence ! L’édition de 2018 a lieu du 8 au 14 Octobre, une semaine durant laquelle on rend hommage aux journalistes qui risquent leur vie chaque jour.

C’est dans ce cadre que la classe de 1ereL2 s’est rendue à l’université du Havre le Lundi 8 pour y regarder une dizaine de reportages.

En tout, 300 journalistes sont invités à parler au cours de ces deux semaines. Ce sont 80 lycées qui sont appelés à voter pour le meilleur reportage de cette 25e édition, comptabilisant ainsi 2900 élèves qui vont devoir choisir lequel de ces reportages mérite le prix de cette année. Lundi dernier, 10 reportages nous ont été montré à la FAQ du Havre.

L’une d’entre elle, Laurence Geai, nous a fait le plaisir le Lundi 8 Octobre de répondre aux questions des lycéens présents.
La jeune journaliste a commencé sa carrière à la suite d’un voyage en Syrie où elle souhaitait vérifier de ses propres yeux ce qu’elle avait vu aux informations. Elle quitte la mode pour dévier vers la photographie et le journalisme ; elle souhaite comprendre la nature humaine, veut montrer ce qu’elle a vu à des personnalités importantes qui pourront, espère-t-elle, changer les choses.
Par 7 fois elle est retournée en Syrie, elle est aussi allée en Irak, en Centre Afrique, mais elle s’est également intéressée au conflit israëlo-palestinien.

« C’est avec effroi que nous avons écouté plus d’un récit qui semblaient tous sortis de livres de fiction ».

La destruction, les actes de violence auxquels elle a assisté, les fusillades qu’elle a essuyé…
Nous avons ainsi découvert les multiples facettes du métier de journaliste en zone de combat, les dangers, la force psychologique nécessaire pour assister à tant d’horreurs, à surmonter la peur de mourir lorsqu’on essuie des balles et des bombardements…
La journaliste nous a dit vouloir montrer l’absurdité de l’homme, se sentir utile : elle espère faire avec son travail une différence, même légère.
Malgré tout cela, elle nous dit pour conclure après une heure et demi de questions ; « Il y a de très belles choses même dans l’horreur. J’ai appris que nous sommes tous les mêmes et que nous avons les mêmes besoins. »
Espérons tous ensemble que le travail de ces courageux reporters permettent de changer les choses.

 

Maëlle Eggimann