THIS IS ENGLAND INTERVIEW

Nous avons auparavant envoyé un mail au directeur du festival Christophe THIERRY, afin d’obtenir des réponses complémentaires sur le festival. Voici ci-dessous nos questions ainsi que ses réponses.

 

1- Combien de temps avez-vous eu besoin pour organiser ce festival ?

-De janvier à avril, environ 5 heures par semaine (organisation/rendez-vous).

-En mai et juin, environ 15 heures par semaine (sélection des films).

-Juillet/août environ 15 heures par semaine (traduction des dialogues).

-Septembre/octobre: 20 heures par semaine (il faut finaliser tout + réunions).

-Novembre(semaine du festival : 8/10 heures par jour).

-Décembre : 5/6 heures par semaine (bilan + dossiers de demande de subventions pour l’année suivante).

 

2- Depuis quand travaillez-vous dans ce domaine ?

-Depuis 2012, année de la première édition.

 

3- Cela fait combien d’années que ce festival se produit chaque année ?

-En 2018, ce sera la 7ème année.

 

4- Que pensez-vous améliorer afin que ce festival soit de meilleure qualité ?

Action en 3 temps :

A- Festival en novembre (avec davantage d’événements associés : expositions, concerts…).

B- Ateliers en août (tournage pour les réalisateurs britanniques et semaine de réalisation pour des élèves de seconde).

C- Week-end à Norwich et Norfolk pour présenter des films aidés par la région Normandie et le festival en avril ou mai.

 

5- Comment faites-vous la sélection des courts-métrages ?

Un comité de présélection de 8 personnes se répartit les 750 ou 800 films inscrits sur la plate-forme « Filmfreeway » que nous mettons à disposition des réalisateurs (mai/juin). Ensuite chacun présente sa sélection pour guider le travail du programmateur dans son choix. Il nous présente sa sélection lors de notre réunion mi-juin.

La programmation d’un festival est un exercice difficile, il faut prendre en compte la qualité des films mais aussi leur parcours dans les différents festivals (on privilégie le film qui n’est pas encore connu quand plusieurs films abordent le même thème, par exemple).

Enfin, il faut que la programmation du festival soit cohérente et donc certains films ne trouvent pas leur place, non pas parce qu’ils sont mauvais, mais parce qu’on n’arrive pas à les positionner dans l’ensemble.

 

6- Quels étaient les films primés de l’année dernière ?

-Prix du jury du meilleur film : The Party d’Andréa HARKIN.

-Prix du jury du meilleur film d’Animation : Tough de Jennifer ZHENG.

-Prix du public : Mordechai de Benjamin BEE.

-Prix du Rouen-Norwich club : Wednesday with Goddard de Nicolas MENARD.

La mention des collégiens : Sweet Maddie Stone et celle des lycéens revient à Kin.

 

7- Le festival se déroule-t-il dans le même cinéma ?

Oui, pour l’instant nous avons toujours effectuer les projections à l’Omnia- République de Rouen, mais dès cette année, nous essayons de travailler avec le cinéma Pathé-Gaumont des Docks 76 (Rouen).

 

8- Que reçoivent les courts-métrages primés ?

Les court-métrages primés reçoivent 1000 euros et un trophée.

 

9- Les réalisateurs sont-ils tous d’origine Britannique ?

Non, en 2017 un canadien (Nicolas MENARD) à remporter un prix. C’est la production qui est britannique, les membres de l’équipe du film peuvent être de toutes nationalités.

 

10- Comment vous-est venue l’idée de diffuser ces films en Anglais ?

L’objectif était de dynamiser l’association dont je venais d’être élu président (le Rouen-Norwich club, comité de jumelage entre Rouen et Norwich)

J’ai d’abord cherché à organiser une action autour de la littérature (concours de traductions de romans en langue Anglaise encore non-traduite par des élèves et étudiants Normands) mais les contacts avec le milieu de l’édition n’ont pas été fructueux.

J’ai ensuite rencontré les dirigeants du cinéma « Omnia-République » de Rouen pour évoquer l’idée d’une action autour du cinéma britannique. A l’issue de cette rencontre, j’avais tous les éléments pour me lancer dans l’aventure.

 

Anaëlle BULAND Lucie GONCALVES Lilou LECAUDEY